Mais comment fais-tu ?
Et moi, je pose la même question à d'autres !
Bonsoir à toutes et tous,
Avant d’aller plus loin, parce qu’il reste encore des jours de fêtes, même si beaucoup accordent beaucoup moins d’importance au Nouvel An, laissez-moi vous souhaiter de
Après tout, ça peut aussi fonctionner pour l’Épiphanie, la Chandeleur, Pâques et toutes autres fêtes qui seront célébrées cette année, comme toutes les années. (Je crois que je m’égare.)
Mais pour cette dernière infolettre de l’année – qui paraît, comme vous l’aurez remarqué, un lundi –, je ne compte pas dresser de bilan de mon activité. Les chiffres, je les connais pour moi, je sais ce qui va, ce qui ne va pas, sur ce quoi il faut que je progresse, ce que j’ai mis en place, ce dont j’ai envie, etc.
Pour cette dernière, je vais juste vous causer livres.
Les livres, je les « fabrique » avec mes clients, et les livres, j’en lis beaucoup à côté. D’ailleurs, une copine m’a dit il y a peu de temps : « Mais comment fais-tu pour lire autant ? »
J’avoue, j’ai un peu ri, parce que je pose la même question – et j’attends vraiment des astuces, hors formation de lecture rapide – à des personnes qui lisent encore bien plus que moi. J’aimerais tant avoir cette capacité à lire encore plus, à avaler encore plus de mots, d’histoires, de réflexions, de poussées dans mes retranchements…
Pourtant, même si ce n’est pas une compétition, même si l’objectif n’est pas de tenir un compteur, cette année a été un bon cru. J’ai lu 13 livres de plus que l’an passé.
Parmi les faits exceptionnels de lecture :
J’ai relu un Douglas Kennedy que j’avais découvert il y a une vingtaine d’années, Une relation dangereuse. Ce livre, sur l’emprise dans la relation conjugale, m’a autant happée que la première fois.
J’ai lu le Goncourt l’année de sa sortie. Je crois que je n’aurais pas dû. Je crois que j’aurais dû laisser passer l’effervescence, que j’aurais dû laisser reposer, attendre, ne pas me précipiter quand tout le monde le plébiscitait. Maintenant que j’écris ces lignes, cela me rappelle la sortie du Seigneur des Anneaux au cinéma. C’était LE film qu’il fallait voir. J’ai suivi la bande de potes de l’époque, j’ai dormi trois fois 15 min pendant la séance, j’ai détesté. Plus tard, quand la folie était redescendue, j’ai regardé le film. J’ai adoré, tellement adoré que j’ai lu le livre, et même que j’en ai terminé la lecture avant la sortie du troisième volet au cinéma, que je me suis fait offrir un lecteur DVD seulement pour avoir les films en version longue, etc.
Eh bien le Goncourt de cette année, La Maison vide de Laurent Mauvignier, me procure le même effet. Autour de moi, l’emballement général : amies, libraires, Grande Librairie, tout le monde était unanime, c’est génial, on s’y plonge, on adore. En plus, le sujet est mon sujet de prédilection : la famille ! Tout cela était de bon augure.
J’ai acheté (dédicacé à la Foire, off course), je m’y suis plongée et malgré l’écriture magnifique, les phrases longues et extrêmement bien construites, les coupures surprenantes, je me suis ennuyée. Pas tout le temps, soyons honnête. Mais souvent. J’avais l’impression que ça n’avançait pas.
À cela, je crois que j’ai une explication. Deux, même :
Tout ce qui m’attirait dans le livre, c’était cette histoire de photos découpées. Et il a fallu attendre des centaines de pages pour en arriver là. Et c’est d’ailleurs cette partie que j’ai préférée.
J’aurais dû le lire en me disant : « Amélie, ne cherche pas, lis-le comme une pure fiction. » Me demander à chaque fois si ça s’était vraiment passé ou pas m’a beaucoup perturbée. Je ne suis pas trop faite pour le mélange des genres !
Bilan donc en demi-teinte. Et surtout, une idée en tête : le relire dans quelques années, quand la folie sera passée, et l’apprécier à sa juste valeur ! Qui sait ? Cela fera peut-être comme pour Le Seigneur des anneaux, j’aurai peut-être du mal à le lâcher !
Dans mes lectures du mois, il y a aussi :
Comme en amour, d’Alice Ferney. C’est un peu comme le Goncourt. Ce livre, je l’attendais tellement (en plus, cette année, j’ai eu la chance de rencontrer cette autrice que j’adore à la Foire du Livre) que j’en ai été un peu déçue. Il faut dire que j’ai lu Grâce et dénuement il y a peu de temps, que c’est magnifique, que ça pouvait difficilement rivaliser. Pour autant, j’ai conservé des passages, des réflexions et c’est un très joli livre sur l’amitié. Quelle amie suis-je ? La réponse pourrait être simple, le livre interroge, notamment en ce qui concerne l’amitié femme-homme.
Je suis né du diable de Jean-Christophe Grangé. Ce livre mérite une chronique. Là, j’ai adoré. Pour sa mère, pour sa grand-mère, j’aurais préféré que ce livre n’existe pas. Pour lui non plus. Le diable, c’est son père. Ce qu’il a fait vivre à sa mère est ignoble. Mais c’est aussi un livre sur le silence et la mémoire qui se crée quand même, sur la dépression qui rattrape, sur l’écriture sous plusieurs formes. C’est un livre où trois « je » se succèdent dans les chapitres, tour à tour, lui, sa mère, sa grand-mère. Cela donne aux faits une ampleur folle. Et au milieu de la noirceur, des notes d’humour. Merci Jean-Christophe Grangé pour ce livre, le plus horrible de tous vos écrits, le seul où tout est vrai.
L’Agrafe, de Maryline Desbiolles. Je ne connaissais absolument pas cette autrice, ce livre m’a été donné à la suite d’un déménagement. Courte fiction sur une jeune fille qui court énormément et dont un chien mord la jambe et plus que ça encore. C’est extrêmement bien écrit. Les surprises sont là où on n’attend pas les textes.
Quand même, il faut que je réponde à cette copine – qui n’est peut-être même pas abonnée à ma newsletter !. Pour lire plus cette année :
quand le réveil sonne, j’ai arrêté d’appuyer sur Snooze, de repousser l’alarme et je me suis mise à me lever. J’ai ainsi grapillé ces 15 min de lecture chaque matin, tant que les enfants dorment encore.
j’ai dit stop à la culpabilité ! Chez moi, ils sont fans de Stade 2 ! Et je regardais avec ma troupe. Mais vraiment, le sport, ce n’est pas mon dada. Alors, j’ai arrêté. Et cette heure est devenue un moment pour moi, plongée dans mon livre.
j’ai gagné une soirée par semaine🤭. Mon dernier est rentré au collège. Cours les mercredis matin, au lit tôt le mardi soir. Avant, j’avoue, c’était un peu notre soirée à tous les deux : bien souvent, on regardait un film sympa ou un dessin animé. Maintenant, c’est terminé ! Et moi, la télé…
j’envisage la lecture – des biographies/autobiographies notamment – comme de la formation continue : comment sont-elles construites ? Comment sont-elles chapitrées ?
Pour lire encore plus, je pourrais déjà gagner du temps, arrêter de recopier des passages marquants dans mes carnets. Mais ça, j’ai beaucoup de mal. Alors, il va falloir que je trouve d’autres idées.
Pour cela, n’hésitez pas à partager les vôtres !
Avant de refermer cette édition, je dois dire que LE livre de l’année, pour moi, c’est – et loin devant tous – Mon vrai nom est Élisabeth d’Adèle Yon…
Rendez-vous le 28 janvier pour la première infolettre de l’année !





D'après la newsletter de Nath, l'un de mes mots est lecture. Bon, cela ne sera pas ma priorité en 2026, mais je ne suis jamais loin d'un bouquin ;)
Penser à taxer le Grangé à ma mère, déjà fan (elle, comme moi), je ne serai pas déçue.
Et les Goncourt, je n'en ai lu aucun, justement pour la surcote.
Grande fan du Seigneur des Anneaux, je me suis endormie à chaque fois... Malgré la qualité cinématographique, connaissant l'histoire en prime 🤭.
Vais-je réussir à m'organiser des rendez-vous avec moi-même en 2026 pour lire, m'évader, apprendre, ressentir ? J'espère 🤞🏻